• "Le jour où j'ai appris à vivre" de Laurent Gounelle

    Ce livre a, pour moi, énormément fait écho à ma réflexion à propos de ma citation favorite: "Sois le changement que tu veux voir dans le monde" (Gandhi) mais aussi par rapport à ce qui se passe au niveau écologique et qui peut générer de l'éco-anxiété.  Mais pas seulement…  Il ouvre aussi la réflexion sur la colère que nous pouvons éprouver face à l'autre, au lieu d'essayer de "se retrouver dans l'autre".  Peut-être une façon d'être un peu plus en paix avec soi et avec le monde.

     

    Résumé:

    Et si tout commençait aujourd'hui ?

    Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
    C'est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.

    Un nouveau roman lumineux et positif de Laurent Gounelle par l’auteur de L’homme qui voulait être heureux, Les dieux voyagent toujours incognito et Le philosophe qui n’était pas sage.

    Les romans de Laurent Gounelle sont tous des best-sellers, traduits dans le monde entier.

    Quelques extraits que j'ai particulièrement appréciés:

     

    • p.74 Ce n'est qu'à la fin de sa vie qu'il réalisa que la plupart de ses ennuis étaient la conséquence de sa vision du monde, pas la cause...

     

    • p.113 Pas facile de trouver le bonheur au fond de soi quand le monde tourne de travers.  Difficile de faire abstraction de ce qui ne va pas. 

     

    • p.117 C'est dur de trouver la paix intérieure quand on vit dans un monde égoïste et violent contre lequel on doit lutter en permanence. (…) Et pourtant, s'indigner contre des choses qu'on ne maîtrise pas, n'est-ce pas une recette de la dépression?  (…) Il faut bien que quelqu'un se lève contre les dérives de la société.  On ne peut pas rester les bras ballants à déplorer ce qui se passe, et continuer sa petite vie comme si de rien n'était.  (…)  <<Donnez-moi le courage de changer ce qui peut l'être, d'accepter sereinement les choses que je ne puis changer, et la sagesse de distinguer l'une de l'autre.>>

     

    • p.122 Crois-moi, la lutte est vaine et, comme le disait Lao Tseu il y a deux mille cinq cents ans: <<Mieux vaut allumer sa petite bougie que maudire les ténèbres.>>

     

    • p.123 Cherche le divin en toi plutôt que le diable chez les autres.

     

    • p.145 Quand on marche, le temps passe plus lentement.  La culture de l'immédiateté et de l'ultra-réactivité dans laquelle on baigne nous amène à n'être plus présent à rien.  En marchant, on se replonge dans le temps de la nature, de l'univers, du cosmos.  Le temps de la vie.  On se reconnecte à soi-même. (…) Gratitude envers la vie, la beauté du monde, le parfum du vent, et la lumière si belle quand le soleil s'incline doucement, amorçant sa révérence.  Ses anciennes préoccupations lui semblaient loin.

     

    • p.146 Tous les hommes sont reliés. 

     

    • p.147 Puisqu'on est tous reliés, en luttant contre les autres, on lutte contre soi-même.

     

    • p.173 Les relations sont l'essence de notre vie.  (...) Certains croient pouvoir vivre sans dépendre de personne.  Ils pensent que leur bonheur ne dépend que d'eux-mêmes.  C'est une illusion monumentale.

     

    • p.204  Le monde est la résultante de nos actes individuels. Se changer soi-même est la seule voie vers un monde meilleur. Un monde meilleur où il fait bon vivre.

     

    • p.238  A quoi bon répondre?  On ne lutte pas contre les préjugés...

     

    • p.239  <<Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.>>  (...)  En fait... j'ai décidé de moins râler contre les maux de la société, mais de prendre juste ma part de responsabilité.  J'ai réalisé que c'était plus important pour moi d'être ok avec moi-même que de donner des leçons aux autres.

     

    • p.285 Si chacun de nous était conscient de l'immense valeur qui est la sienne, c'est toute la face du monde qui serait changée.
      Mais on vit dans une société où l'on dit rarement aux gens le bien que l'on pense d'eux. On a beaucoup de pudeur à l'exprimer et, finalement, beaucoup de retenue: chacun garde secrètement en soi ses opinions positives comme des graines qu'on laisserait se dessécher au fond de sa poche au lieu de les semer ou de les confier au souffle du vent, à la terre et à la pluie.
      C’est peut-être la raison pour laquelle les gens ne sont pas habitués à recevoir de tels messages, et c’est difficile de faire un compliment sincère à quelqu’un sans que ce soit mal interprété ou que l’on vous prête des intentions sournoises. Et si par une chance inouïe votre sincérité n’est pas remise en cause, alors cette personne va souvent tenter de minimiser par tous les moyens la qualité que vous lui prêtez, dans un élan de modestie qui cache l’embarras à recevoir un cadeau aussi inhabituel.

     

     Autre livre de Laurent Gounelle: "Dieu voyage toujours incognito"

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  • "Dieu voyage toujours incognito" de Laurent Gounelle

    "On ne peut pas changer les gens, tu sais.  On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de l'emprunter."

    C'est cet extrait lu, par hasard, sur internet qui m'a donné envie de lire ce livre de Laurent Gounelle.  

    Résumé:

    Imaginez. Un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu'il vous demande. pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n'êtes plus le maître de votre vie et pourtant. à bien des égards, elle est plus excitante qu'auparavant ! Mais peu à peu, le doute s'installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme qui s'est immiscé dans votre existence ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont ces personnages énigmatiques dans son entourage ? Les découvertes que vous faites n'ont rien pour vous rassurer. Cette histoire, qui nous plonge dans l'atmosphère envoûtante d'un été parisien, ouvre la voie de la plus belle des réflexions sur nous-mêmes : qu'est-ce qui peut nous permettre de dépasser nos inhibitions, nos peurs et nos conditionnements, pour sortir du chemin tout tracé de notre vie lorsque celle-ci ne nous apporte pas pleinement satisfaction ? Auteur de romans psychologiques, Laurent Gounelle est un spécialiste des sciences humaines formé en France et aux États-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie, la psychologie et le développement personnel. Son premier roman, L'Homme qui voulait être heureux, est devenu un best-seller international. 

     

     Alors voilà, oui il s'agit bien d'un "roman" mais par le biais de ce roman psychologique, je trouve que Laurent Gounelle parvient à nous faire passer des choses fortes  à propos des relations humaines et du développement personnel.  C'est, à mon sens, l'avantage du roman psychologique que de pouvoir s'enrichir dans le domaine psychologique sans avoir à se concentrer sur une lecture purement théorique.

    Quelques extraits que j'ai particulièrement appréciés:

    • p.123 << C'est la caverne de Platon ! Platon décrivait des gens nés dans une sorte de grotte très sombre dont ils n'étaient jamais sortis. Cette caverne était leur univers et, bien que glauque, elle leur était familière et donc rassurante. Ils refusaient obstinément de mettre le pied dehors car, ne connaissant pas l'extérieur, ils se l'imaginaient hostile, dangereux.  Il leur était dès lors impossible de découvrir que cet espace inconnu était en fait empli de soleil, de beauté, de liberté…
      << Beaucoup de gens vivent aujourd'hui dans la caverne de Platon sans s'en rendre compte.  Ils ont une peur bleue de l'inconnu et refusent tout changement qui les touche personnellement.  Ils ont des idées, des projets, des rêves, mais ne les accomplissent jamais, paralysés par mille peur injustifiées, les pieds et les poings liés par des menottes dont ils sont pourtant les seuls à avoir la clé.  Elle pend autour de leur cou, mais ils ne la saisiront jamais.
      << Moi, je crois que la vie elle-même est faite de changement permanent, de mouvement.  Cela n'aurait aucun sens de s'accrocher au statu quo.  Seuls les morts restent immobiles... On a tout intérêt à non seulement accepter, mais initier le changement afin de pouvoir évoluer dans un sens qui nous convienne.

     

    Parce que quand on est belge, on adore lire ce genre de chose ;) ! :

    •  p.189 Pour les Français, une idée doit forcément être complexe, sinon on la soupçonne d’être simpliste ! C’est sans doute pour ça que tout est si compliqué dans ce pays. On adore se prendre la tête, ici !

     

    •  p.220 Finalement, la vie est fabuleuse: elle nous fournit à chaque instant des occasions de grandir.

     

    •  p.333 Moi qui ne connaissais que trop les centres commerciaux américains, impersonnels et froids, je réalisais à quel point les français avaient de la chance de disposer encore par endroits d'une vie de quartier, animée par les petits commerces.  S'en rendaient-ils compte, ou allaient-ils laisser ces derniers mourir, emportant avec eux le reste de chaleur humaine qui existait en ville?  A quoi cela servirait-il de consommer plus à moindre prix dans les hypermarchés, si c'était pour rentrer s'enfermer dans des lieux devenus des cités - dortoirs où ces petites boutiques, l'âme des villes, auraient depuis longtemps disparu?

     

    •  p.355 A notre époque, rares sont les gens qui souhaitent évoluer… On accepte d’apprendre et d’évoluer quand on est gamin, puis plus rien ! Une fois adulte, on ne veut plus changer quoi que ce soit à la manière dont on communique, à la façon dont on se comporte. Les gens disent : ” Non je veux rester qui je suis”, comme si le fait d’évoluer dans ses relations allait changer qui ils sont. C’est aussi bête que si un enfant refusait d’apprendre sa langue maternelle au motif qu’il veut rester qui il est !”

     

     Effectivement, la vie est mouvement…  On ne peut pas se dire que "tout est bien ainsi", que "tout est parfait"...  La vie est faite de remises en question…  On peut toujours faire mieux!  On apprend chaque jour…  Pour avancer, il faut accepter de "changer", d'évoluer.  Pour cela, il faut sortit de sa "zone de confort" et surpasser ses peurs.

     

    Autre livre de Laurent Gounelle: "Le jour où j'ai appris à vivre"

     

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  • "Je suis à l'Est!" de Josef Schovanec

    Présentation de l'éditeur

    Le premier témoignage d’un autiste français qui a accepté de nous ouvrir les portes de son monde intérieur. « Je vis avec l’autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu’il considère plus comme une qualité que comme un handicap. Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise une dizaine de langues, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu’on lui prête – ceux d’un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires – pour évoquer plutôt, avec beaucoup d’humour et de sensibilité, ces « petits » problèmes qui font le quotidien d’un autiste Asperger : les longues préparations nécessaires avant de prendre le métro ou de se rendre à un rendez-vous, l’angoisse qui l’étreint lorsque le téléphone sonne, la panique face au moindre imprévu, la difficulté à comprendre les codes sociaux et à nouer des relations amicales classiques, sa passion obsessionnelle pour les bibliothèques et les livres… Il revient aussi sur son parcours psychiatrique aberrant : faute de diagnostic posé, il a évité de peu l’internement ! L’autisme reste un sujet polémique dans le monde scientifique et associatif. Josef Schovanec est né le 2 août 1981 en région parisienne. Ses parents d’origine tchèque ont émigré dans les années 70. Après une scolarité chaotique, il obtient un bac C à 17 ans avec la mention très bien. Diplômé de Sciences-Po Paris, il continue son parcours étudiant en s’inscrivant  à l'INALCO. Aujourd’hui, il poursuit son étude des langues et donne des conférences sur l’autisme. Il occupe un poste à mi-temps d’assistant de l’adjoint au maire chargé de la vie associative à la Mairie de Paris.

     

    Un autre regard sur l'autisme...

    Je ressors riche de ma lecture du livre "Je suis à l'Est!" de Josef Schovanec!  La bibliothécaire me disait qu'elle regardait une petite émission télévisée intitulée "Vestiaire"? qu'elle ne raterait pour rien au monde.  Elle me dit qu'on y interroge plusieurs personnes atteintes de divers handicaps et que Josef Schovanec y intervient régulièrement et qu'elle adore son humour décapant!  J'ai recopié quelques passages du livre que j'ai beaucoup aimé.Je trouve tellement dommage que la France soit tellement à la traine en matière d'éducation ou encore en matière de prise en charge des "personnes différentes", que la normalisation y soit valorisée plus que tout!!!    Comme il le dit si bien dans son livre: "En France, le sommet du succès d'un jeune est d'entrer à l'Ecole normale supérieure et d'être agrégé, de rejoindre le troupeau, au sens étymologique."  "Il est néanmoins probable que, à mes yeux, la moindre valorisation de la standardisation à l'école en Amérique contribue à rendre possible le fait que l'autisme y soit mieux perçu.  Voire devienne une sorte de qualité, un attribut enviable."  Ce serait tellement bien et tellement plus riche si seulement l'épanouissement de l'individu en tant que tel avec sa personnalité propre était la priorité!  C'est notre utopie et c'est pour cela que nous nous battons, en étant chaque jour, un peu comme le dit Gandhi, le changement que nous voulons voir dans le monde...  J'ai aussi beaucoup aimé le regard "multilinguiste" de Josef Schovanec qui nous montre que certains termes en langue française peuvent être perçus de façon très péjoratives dans d'autres langues,...  Le chapitre intitulé "Comment se débarrasser des autistes et des autres", dans lequel il explique combien la politique pratiquée jusqu'à maintenant autour de la trisomie 21 s'avère être un échec sur tous les plans, est également très interpelant! J'aime aussi beaucoup sa phrase: "Je préfère la compagnie des fous".  Et la dernière page du livre où il nous dit de ne pas nous enfermer dans une case; qu'il nous en manquerait une!  Même son explication sur les personnages politiques infects, tels que Trump (on est en plein dedans!)!  Waw!  Et juste après cette lecture, je viens de lire un fabuleux livre abordant la peine de mort, traduit d'une militante coréenne (prochain livre dont j'aimerais parler sur le blog!), où on nous explique que les criminels, ne naissent pas criminels mais que ce sont "des malades mentaux qui n'ont pas été diagnostiqués, dès l'enfance ce sont comme des voitures au moteur défectueux, des enfants qui ont subi des mauvais traitements, dès leur enfance on constate que leur cerveau présente des lésions de 5 à 10%..."  Je me sens portée par ces lectures, un peu à l'image de cette citation qui dit, en gros: "Il faut donner une piqure d'amour...  Et si cela ne marche pas?  Donne un rappel (<<A wise phsyician said, “The best medicine for humans is love.” Someone asked, “If it doesn’t work?”  He smiled and answered, “Increase the Dose.” >>~ Author Unknown!  = <<Un médecin a dit une fois: "La meilleure médecine pour l'humain est l'amour".  Quelqu'un a demandé: "Et si ça ne marchait pas?"  Il sourit et dit: "Augmenter la dose.">>)

    Il me semble que l'humanisation est, plus que jamais, une urgence et une nécessité!"

     

     

    Quelques extraits...

    (p. 124) Einstein

    <<J'ai été assez intrigué par les recommandations récentes de la Haute autorité de santé (HAS).  L'une des solutions proposés à longueur de page aux situations d'autisme est de faire des tests: évaluer, noter...  Comme si le fait d'attribuer une note allait changer quelque chose à la situation.  Prenons le cas de certains autistes considérés maintenant comme ayant réussi: professeurs d'université, prix Nobel.  Très souvent dans leur enfance, on disait d'eux qu'ils étaient complètement débiles et déficients mentaux.  Un professeur d'Einstein avait énoncé la fameuse sentence: de cet enfant rien de bon ne surgira.  Aujourd'hui, tout le monde essaye de récupérer Einstein pour illustrer sa cause.>>

     

    (p. 196) --> multilinguisme traduire "normalisation"

    en d'autres langues "normalisation" est un terme sinistre

    <<La normalisation y est valorisée plus que tout>>, en parlant de la France.

    <<En France, le sommet du succès d'un jeune est d'entrer à l'Ecole normale supérieure et d'être agrégé, de rejoindre le troupeau, au sens étymologique.>>

     

    (p. 196) L'autisme perçu comme une "qualité", aux USA

    <<Il est néanmoins probable que, à mes yeux, la moindre valorisation de la standardisation à l'école en Amérique contribue à rendre possible le fait que l'autisme y soit mieux perçu.  Voire devienne une sorte de qualité, un attribut enviable.>>

     

    (p. 196 à 198) Trisomie 21, génétique

    "Comment se débarrasser des autistes et des autres"

    << (...) la politique pratiquée jusqu'à maintenant (...) s'avère être un échec sur tous les plans. (...)

    C'est un échec financier, parce que la campagne de détection systématique suivie d'avortements non moins systématiques coûte cher.

    Un échec technique, notamment au niveau des test, ceux-ci n'étant pas du tout aussi fiables qu'on le croyait (...)

    Un échec au niveau du succès des avortements, puisque pour un enfant potentiellement trisomique avorté, deux non trisomiques le sont également, par erreur ou effets secondaires des tests.  Sans même évoquer l'échec humain, sous la forme de l'acharnement sur les parents qui pour une raison ou pour une autre refusent de se plier à l'injonction médicale (...)

    Enfin, l'échec le plus patent se situe peut-être à un autre niveau.  La France a complètement manqué le coche de la prise en compte pour ne pas dire de la prise en charge, de la trisomie 21.

    Dans d'autres pays --> Etats-Unis --> Europe --> Espagne développé techniques pour un peu mieux éduquer, ou intégrer, les personnes trisomiques.  Maintenant, cas de plus en plus fréquents de gens trisomiques 21 qui réussissent tests psychométriques pour entrer à l'université américaine; alors que beaucoup de gens, les gens les plus normaux, y échouent.

    (...)

    En somme, la génétique, terme issu de la très vieille racine indo-européenne signifiant <<naître>>, devient parfois une <<thanatique>>, sapience ou pratique de la mort, non seulement pour les êtres directement concernés, mais pour les potentialités sociales en général.>>

     

    (p. 189) --> Trump

     <<Certaines personnes que j'ai pu croiser dans le petit monde de la politique ont des compétences sociales hors du commun.  Certains sont pourtant, ou plutôt à cause de cela, des personnages infects.  Leur visage ne reflète jamais leurs émotions, mais constitue une sorte d'artifice permanent pour désarçonner l'autre et profiter du moment opportun pour parvenir à leurs fins.  Leur grande aisance à séduire, dont on pourrait se féliciter, se traduit par de nombreux abus (...) devenir diabolique (...) ressembler à Donald Trump (...)

     

    (p. 205) <<Je préfère la compagnie des fous.>>

     

    (p. 247) ne nous enfermons pas dans une case.  Il nous en manquerait une

    L'être humain est complexe(dernière page du livre)

    <<Parfois, quand j'utilise l'expression "personne avec autisme", on me la reproche.  On ne peut "avoir" l'autisme comme on a une montre, on peut "être" autiste.  C'est donc un peu par provocation que je continue de dire "avec autisme", en l'alternant certes avec d'autres expressions.  Non pas que je croie que l'on puisse avoir un jour l'autisme comme une valise (un parapluie, diront les psychanalystes et les amateurs de blagues psychanalysantes), et le ou la laisser le lendemain à la maison, mais parce que la simple allusion à cette possibilité met en lumière le fait que la personne, quoi qu'il arrive, dépasse de sa valise.

    En somme, je crois que l'être humain est très complexe.

    Que l'on ne peut jamais le décrire en un seul critère.  C'est pour cela que je ne peux me définir par l'autisme; l'autisme est une de mes particularités, comme, par exemple, le fait que je mesure environ 1,95 mètre.  La seule grille de l'autisme, à supposer qu'elle existe et soit unique, ne peut pas rendre compte de ma personnalité, comme elle ne rend pas compte de la personnalité de personne.

    Je me méfie des théories qui voudraient réduire l'être humain à un mécanisme d'horlogerie.  Je crois que l'être humain est beaucoup plus composite, en mouvement.  Ne l'enfermons pas, ne nous enfermons pas dans une case.  Il nous en manquerait une.>>

     

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  • Ancien article "Blogorama"...

    "L'Enfant Cheval" de Rupert Isaacson  (Coin lecture) posté le vendredi 05 décembre 2014 18:41

    Blog de melimelodesptitsblanpain : Méli Mélo des p'tits Blanpain!, "L'Enfant Cheval" de Rupert Isaacson

    En 2004, au Texas, Rowan a deux ans quand les médecins diagnostiquent chez lui une forme rare et violente d'autisme, laissant ses parents désespérés. Anéantis, les rêves et projets d'une famille heureuse. Pourront-ils un jour communiquer avec leur enfant ? Seul réconfort aux crises de Rowan : chevaucher avec son père sur Betsy, une vieille jument. Une idée folle traverse alors la tête de Rupert Isaacson. Emmener son fils en Mongolie, l'une des dernières cultures équestres de l'humanité, et un pays où le chamanisme est toujours très présent, où les rapports entre le corps et l'esprit ne sont pas les mêmes que dans le monde " civilisé ". L'Enfant cheval est le récit de leur odyssée, une formidable aventure humaine où, au fil de leurs rencontres avec des hommes et des femmes extraordinaires, un enfant " différent " va reprendre contact avec le monde, avec la vie. Un livre événement qui sort simultanément dans trente pays, un document émouvant sur l'autisme et le handicap, sur ce chemin escarpé que parcourent des familles pour accéder à une relation qui n'est jamais acquise, et qui encourage à imaginer d'autres possibles.

     

    L'autre jour, alors que je me promenais entre les rayons de la bibliothèque, tandis que les lutins choisissaient leurs livres, mon regard fut attiré par CE livre...  Disons que c'est CE livre qui m'a choisi...

    Un livre qui m'a beaucoup touché...

     

    Extraits du livre "L'enfant cheval" - La quête d'un père aux confins du monde pour guérir son fils autiste - Rupert Isaacson - Ed. Albin Michel

     

    p.39/  "Un jour, j'ai demandé à Charles ce que c'était, cette "énergie" qu'il disait utiliser pour guérir les chevaux.  Il a répondu: "L'amour, Rupert. L'amour.  Purement et simplement."

     

    p.70-71/  (...) le docteur Temple Grandin (Auteur de Ma vie d'autiste (Odile Jacob, 1999) et L'Interprète des animaux (Odile Jacob, 2006), une autiste devenue professeur de sciences animales à la Colorado State University.

    (...)

    "Les animaux pensent en images, nous a-t-elle dit.  Moi aussi.  Comme beaucoup d'autistes.  Ca veut dire que nous ne pouvons pas entrer en contact avec les autres gens, qui pensent différemment, avec des mots ou suivant d'autres schémas mentaux.  Mais comme les animaux pensent pareil - visuellement -, c'est souvent facile pour les autistes de communiquer avec eux.  Quand ils sont petits, parfois, ils font savoir ce qu'ils veulent dire à leurs compagnons humains par l'intermédiaire d'un animal, surtout d'un animal dont ils sont proches.  Les autistes, si vous préférez, sont un pont entre les non-autistes et le monde animal, tandis que les animaux, surtout pour les enfants, peuvent être un pont entre le monde des autistes et le monde des humains "normaux".

    Quant à savoir pourquoi le cheval semblait faire progresser le langage de Rowan, des études avaient montré que tout mouvement répétitif de balancement, qui nécessite qu'on trouve et qu'on retrouve sans arrêt son équilibre, stimule les zones du cerveau où sont situés les récepteurs impliqués dans l'apprentissage."

     

    p.76/77/ "On dirait que c'est un bouddhiste né! (...) C'est qu'il ne prend rien pour lui. Il souffre sur le moment, puis il laisse partir la souffrance. Il ne suit pas l'intrigue et n'en fait pas un drame personnel, alors il ne souffre pas une fois le moment passé, comme une personne "normale". C'est un peu un don, tu sais."

    p.389-390/  "Guérison.  Le terme est-il trop fort?

    Rowan est toujours autiste - son essence, ses nombreux talents y sont liés.  Il a été guéri des dysfonctionnements terribles dont il souffrait - son incontinence physique et affective, ses tempêtes neurologiques dévastatrices, son anxiété et son hyperactivité.  Mais il n'a pas été complètement guéri.  Et je ne voudrais pas qu'il le soit.  il me semble aujourd'hui que le "guérir", au sens où on essaierait d'extirper l'autisme, serait se fourvoyer complètement.  Pourquoi ne pourrait-il pas nager entre deux mondes, garder un pied dans chaque, comme le font tant de neurotypiques?  Pensez aux immigrants installés aux Etats-Unis, qui vivent avec un pied dans leur culture et leur langue natales, et un autre en Occident, qui marchent dans deux mondes.  Rowan peut-il apprendre les compétences nécessaires pour nager dans notre monde, tout en conservant la magie du sien? Ce rêve n'a pas l'air hors d'atteinte."

     

    Réactions d'une amie psychologue

    "Oui, les sociétés chamaniques me semblent être un bon exemple pour apprendre à relativiser sur ce qui nous paraît normal ou anormal!  Voilà une société qui sait reconnaître et utiliser les potentialités extraordinaires de personnes différentes."

     

    "Avec mon propre cheminement plus ce que tu me rapportes à propos de l'autisme, je pense que la science a encore de gros progrès à faire.  Que penser, du coup, des méthodes thérapeutiques, style ABA, qui visent à stimuler encore et encore les enfants autistes pour qu'ils soient les plus adaptés, les plus moyens possibles?  C'est comme ne pas saisir leur essence, ça paraît appauvrissant...  Après, je ne suis pas contre les prises en charge, bien sûr, il faut soutenir l'entourage et accompagner les facettes un peu plus difficiles comme l'anxiété, etc."

     

    Rupert Isaacson est aussi l'auteur du livre: "Les derniers hommes du Kalahari"...  Rupert est en effet impliqué auprès des Bushmen, un engagement absolu en faveur de leur cause...

    J'ai aussi trouvé une vidéo de ce monsieur, lorsqu'il est venu en France, pour présenter l'équithérapie: https://www.youtube.com/watch?v=mDgAq6ifrRc  

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  • Ancien article "Blogorama"...

    "J'ai tout essayé!" d'Isabelle Filliozat  (Coin lecture) posté le mardi 06 mai 2014 22:09

     

    Blog de melimelodesptitsblanpain : Méli Mélo des p'tits Blanpain!, "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filliozat

    Opposition, pleurs et crises de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans.

    « J’ai tout essayé, rien n’y fait, il continue ! » est une phrase récurrente des parents épuisés et démunis face aux excès de leurs enfants. Batailles autour de l’habillement, du rangement, disputes au moment du départ pour l’école ou pour le lit… Les parents autoritaires y voient souvent des manifestations de mauvaise volonté, d’insolence, voire de mauvais penchants. De leur côté, les parents permissifs culpabilisent et se dévalorisent. Et s’il y avait d’autres causes ? En tant que maman, j’ai vécu des moments de grand bonheur mais aussi des instants de grande détresse. Je me suis souvent sentie impuissante, pleine de doutes. J’aurais aimé trouver un livre qui me donne des informations sur ce que pouvait vivre mon enfant dans telle ou telle situation, et des pistes pour savoir quelle attitude adopter. Mon hypothèse de travail est que les comportements des enfants sont d’abord au service de leurs propres besoins de croissance. Les récentes découvertes de la neurophysiologie ainsi que les expériences menées dans les laboratoires de psychologie le confirment. L’imagerie cérébrale, nos connaissances sur les neurones, les hormones du stress, l’intelligence, la mémoire, nous montrent sans équivoque qu’il est urgent de choisir un mode éducatif non-violent. Outre les séquelles affectives, les conséquences physiologiques et neurologiques sont désormais indéniables. Dans cet ouvrage, des dessins campent une situation du quotidien et une réaction parentale classique. Une ampoule, représentant l’éclairage scientifique, nous raconte ce qui se passe alors dans le cerveau de l’enfant. Ce dernier prend parfois aussi la parole pour décrypter ses sentiments, son vécu. Puis, parce que nombre de parents sont perdus, Isabelle propose des mots, des gestes, des attitudes parentales. 
    Un enfant est un être en évolution, voilà une idée simple trop souvent oubliée.

    Dessins d'Anouk Dubois

     

    Blog de melimelodesptitsblanpain : Méli Mélo des p'tits Blanpain!, "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filliozat

    (Source de la photo: http://www.etbebegrandit.com/search/label/0-1an)

    Extrait

    MODE D'EMPLOI

    Un premier dessin campe une situation familière. Une réaction parentale est ensuite caricaturée. En regard de cette réaction :

    ► Le vécu de l'enfant. Garçon et fille alterneront pour respecter la parité. Cette parité sera aussi respectée dans l'alternance des pronoms il ou elle. Ce choix peut dérouter le lecteur français, habitué à la dominance du masculin. Mais la langue n'est pas neutre, elle imprime nos inconscients et entérine les stéréotypes. Il nous paraît important que le masculin ne l'emporte plus toujours sur le féminin. Nous avons fait ce choix de l'alternance plutôt que d'alourdir la lecture par l'ajout systématique de (e). Bien sûr, les messages portés par le petit garçon concernent aussi les filles et inversement.

    Je vais te dire ce qui se passe pour moi.

    Une ampoule LED éclairant la situation sous l'angle des découvertes des neurosciences et de la psychologie expérimentale.

    ► Une option de parentalité positive, présentée par Isabelle, croquée par Anouk.

    Cette simplification, une situation, une option, n'a d'autre projet que pédagogique, il est clair que face à chaque situation, une multitude d'options peut être envisagée.

    Ne nous croyez surtout pas ! Ce livre ne vous présente pas de vérité. À chacun d'observer, de sentir, d'expérimenter. Certaines attitudes proposées de parentalité positive vous paraîtront simplistes, idéalistes. Nous sommes si accoutumés aux conflits familiaux qu'ils nous paraissent naturels, si habitués à ce que nos enfants ne coopèrent pas, que nous hésitons à croire que ce puisse être possible et de plus, si aisément. Quand on s'est arc-boutés pour pousser une porte, il peut être déconcertant de découvrir qu'il suffisait de la tirer pour qu'elle s'ouvre. Là est un peu le propos de cet ouvrage, analyser le sens d'ouverture plutôt qu'y aller en force.

    Cet ouvrage ne traite que peu des émotions, j'ai traité ce thème dans Au coeur des émotions de l'enfant. Ici, nous avons voulu nous concentrer sur les comportements qui énervent particulièrement les parents. Les caprices en sont-ils vraiment ? Que se passe-t-il pour l'enfant ? Ces questions qui donnent le ton de l'ensemble seront abordées dès le premier chapitre. L'éducation d'un enfant est avant tout une relation. Privilégier cette dernière est toujours prioritaire. De l'agressivité aux mauvais résultats scolaires, une mauvaise relation entraîne toutes sortes de symptômes. Une bonne relation permet en revanche de faire face aux difficultés et de surmonter, ensemble, les obstacles. Et pourtant, nous oublions trop facilement cette priorité. Préserver la relation ne signifie pas pour autant chercher à se faire aimer de l'enfant en lui «passant» tout. Le besoin fondamental de tout enfant est de se sentir aimé. Évident, me direz-vous. Oui, mais pas tant que cela au quotidien pour le tout petit, qui voit, lui, mille raisons de ne pas se sentir aimé, même s'il l'est. Nous verrons comment remplir le réservoir d'amour de nos chérubins et nourrir leur sentiment de sécurité. Une sécurité sur la base de laquelle nous pourrons construire notre éducation.

    La tentation est forte de tout interpréter en termes de manque d'affection. Mais les comportements des petits ont bien d'autres causes. Tension excessive, surcharge de stimulation, ennui ou simple besoin physiologique, nous explorerons ces autres facteurs de crises.

    (...)
     

    Biographie de l'auteur

    Isabelle Filliozat est psychologue clinicienne et psychothérapeute. Elle est l'auteur de plusieurs livres. Elle forme des psychologues, psychiatres et psychothérapeutes.

    Anouk Dubois est psychomotricienne, formatrice pour la petite enfance, instructrice certifiée « Parents conscients », formatrice en Communication Efficace - Méthode Gordon et illustratrice. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
     
     
    Ce que j'en pense:
     
    Je viens de terminer "J'ai tout essayé" d'Isabelle Filliozat qui est génial aussi!  Il est un peu sous forme de BD (d'ailleurs, on conseille de "le laisser trainer dans les toilettes" pour que les papas le lisent!) avec plein de petits dessins ludiques qui représentent vraiment des situations de la vie quotidienne et comment répondre aux mieux à nos lutins!  Ils parlent des diverses connexions dans le cerveau de l'enfant qui ne sont pas encore faites (le livre traite des 0 à 5 ans) et explique donc le pourquoi de certaines réactions des enfants!  C'est tellement plus facile quand on comprend pourquoi ils réagissent ainsi! 
    On découvre dans ce livre les bases d'un échange parent-enfant sans violence.  La plupart des situations difficiles en rapport avec l'âge de l'enfant y sont abordées...
    Et la conclusion d'Isabelle Filliozat est tellement vraie :

    "Prenons le temps de profiter de chaque
    instant de chaque étape de la vie de notre
    enfant. Ça passe toujours trop vite.
    Il n'y a jamais qu'une seule vraie urgence :
    AIMER !
    Le reste, après tout,
    est-ce vraiment si grave ?"

       

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